Le bois : par-delà la crise forestière
Par-delà la crise forestière, nous verrons poindre une nouvelle ère de prospérité pour l'industrie de la transformation du bois. À ses usages traditionnels que sont le papier et le bois d'œuvre, s'en ajouteront de nouveaux que nous n’imaginons même pas à l’heure actuelle.
Dans un contexte de flambée des prix de l’énergie, la science et les technologies feront du bois une ressource énergétique de premier plan. À tel point qu’un jour le bois pourrait succéder au pétrole comme carburant pour nos transports. En fait, la papetière de l’avenir sera une usine de haute technologie produisant, en plus du papier, des biocarburants, des bioplastiques, des biotextiles etc.
Bois, ressource naturelle renouvelable, dont le cycle de vie a le très grand avantage de fixer le carbone, et donc de ralentir le réchauffement planétaire. Sans compter les bénéfices environnementaux que les forêts procurent tant aux humains qu’aux autres espèces vivantes.
C’est certain que les déboires financiers d’AbitibiBowater, qui a cessé d’acheter le bois à pâte de la Beauce, tout comme la nouvelle récente de la fin des achats de bois de 4 pieds à la Kruger de Trois-Rivières, sont des rappels douloureux d’une crise qui ne semble pas vouloir finir. Au-delà de cette tempête, croyons-nous, il y aura non plus un marché mais bien des marchés pour le bois jusqu’à maintenant destiné aux pâtes et papiers.
En attendant, la situation des producteurs de bois de la Beauce est critique. Il s’agit de garder le cap et se rappeler que le bois qui pousse prend constamment de la valeur. Il importe de savoir que la discipline est de rigueur et qu’il vaut mieux ne pas produire que de produire sans quota et voir le fruit de son labeur pourrir au bord du chemin.
Michel Roy, directeur des communications
Association des propriétaires de boisés de la Beauce
Dernière mise à jour : Vendredi 18 mai 2012
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