Saint-Georges-de-Beauce, le 16 novembre 2011 – Travailler en forêt est dangereux en soi, mais le faire dans des conditions de branches cassées et suspendues, d’arbres renversés ou arrachés, ou de « spring poles », décuple le danger. En quelques mois, trois personnes de notre région ont trouvé la mort en forêt, alors qu’elles effectuaient des travaux de récolte ou de récupération de bois renversé par le vent.
C’est pourquoi l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce invite les producteurs de bois à prendre toutes les précautions nécessaires pour travailler en forêt de façon sécuritaire, et à suivre les règles de base.
La première de toutes les règles, c’est de toujours porter son équipement : casque avec visière et coquilles, gants, pantalons et bottes de sécurité. Comme le dit monsieur Donald Poulin, formateur accrédité en abattage sécuritaire, l’achat d’un bon équipement coûte moins cher que de perdre une semaine de salaire à cause d’un accident.
L’autre règle importante c’est d’avoir en main une scie bien affûtée et bien entretenue, avec des dispositifs de sécurité fonctionnels. « Une scie mécanique c’est aussi dangereux qu’une arme à feu », rappelle Donald Poulin. C’est pourquoi il importe de bien lire le mode d’emploi et d’apprendre à utiliser cet outil de façon sécuritaire.
« Puis avant d’abattre un arbre, ajoute-t-il, on doit se faire un plan : regarder partout autour pour identifier tous les dangers possibles, incluant les branches cassées qui risquent de nous tomber dessus à tout moment. L’abatteur doit tenir compte de l’inclinaison de l’arbre et de l’endroit où on veut qu’il tombe. Il doit pouvoir détecter les zones de tension/compression, qui représentent un grand danger d’accident lors de l’abattage. L’abatteur doit toujours prévoir une voie de retraite sécuritaire. »
Le producteur devrait toujours porter sur lui un téléphone portable ou tout autre appareil de télécommunication, et aviser un proche de l’endroit où il buche. Certains arbres représentent un défi important, même pour quelqu’un d’expérimenté. Dans ce cas, il importe de faire appel à un spécialiste.
Formations
Le directeur général, M. Martin Ladouceur, a rappelé que la sécurité est une préoccupation constante à l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce. « Nous offrons des formations liées à la sécurité en forêt depuis de nombreuses années. Entre 2006 et 2010, pas moins de 1 968 propriétaires ont participé à l’une ou l’autre de ces formations, dont 826 en Abattage sécuritaire et 849 en Affûtage et entretien de la scie à chaîne. »
Comme les tempêtes de la fin de l’été ont causé beaucoup de dommages, le danger en forêt a été décuplé pour les propriétaires voulant nettoyer leurs boisés et érablières. L’Association a tenu une première clinique de sécurité en forêt à Saint-Isidore le 16 septembre dernier. Pour répondre au besoin, l’Association en propose une deuxième, le vendredi 25 novembre. Le point de rendez-vous est le stationnement de l’église de Saint-Simon-les-Mines, à compter de 12h30. On demande aux personnes intéressées de s’inscrire au préalable en composant le 418 228-5110 ou le 1 800-366-5110.
Pour nos familles
« Nos propriétaires de boisés, pour la plupart, ne sont pas des spécialistes de l’abattage. Certains ont plus d’expérience que d’autres, mais dans des situations extrêmes comme celles que nous connaissons présentement, nous devons redoubler de prudence. Un accident qui nous met hors circuit durant plusieurs semaines, sinon pour toujours, a un impact majeur sur nos familles. Alors avant d’abattre : regardez, évaluez, planifiez. Et au besoin, faites appel à un expert », a conclu le président de l’Association, M. Marc-Yvon Poulin.
Dernière mise à jour : Vendredi 18 mai 2012
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